Garder son cœur d’enfant; 2 atouts majeurs en entrepreneuriat

J’ai plusieurs qualités (et aussi plusieurs défauts, faut pas se leurrer), mais je crois que l’une d’entre elles qui fait ma force dans toutes les sphères de ma vie est que j’ai gardé mon coeur d’enfant. En travaillant auprès d’enfants du primaire comme coordonnatrice en entrepreneuriat pour Fusion Jeunesse, j’ai réalisé que la créativité et l’optimisme des enfants sont des atouts majeurs dans plusieurs domaine, dont l’entrepreneuriat. Entrepreneurs, il est temps de renouer avec votre coeur d’enfant, si ce n’est pas déjà fait!

L’optimisme

Avez-vous déjà entendu la phrase; “Votre plus grand obstacle, c’est vous-même” ?

Ces dernières années, j’ai réalisé à quel point c’est vrai. Avant, j’avais une peur paralysante du refus, du rejet, de l’échec. Je regardais ceux qui osaient, qui réussissaient et qui étaient heureux et je les enviais. Jusqu’au jour où, au festival western de St-Tite, j’ai arrêté de simplement regarder et envier les autres qui montaient sur le taureau mécanique et s’amusaient, et j’ai décidé que moi aussi, si j’en avais envie, j’avais ma place dessus. (Ok, c’était pas un gros move, mais j’avais environ 15 ans à l’époque, faut me laisser une chance!)

Ce jour-là, un déclic s’est fait dans ma tête. Si j’en ai sincèrement envie et que l’opportunité est là, qu’est-ce que je fais à me demander si je dois foncer? J’attends qu’il soit trop tard? Je me protège d’un échec, d’un refus? Je laisse la chance à quelqu’un d’autre de plus willing que moi? Non, plus maintenant.

À la façon des enfants, on doit apprendre à ne pas s’imposer de limites dès le départ. Vous est-il déjà arrivé de ne pas oser demander quelque chose, par peur de vous faire dire non, puis de voir quelqu’un d’autre oser et se faire répondre oui? C’est frustrant, mais la leçon à retenir est qu’il faut être optimiste et oser pour parvenir à ses fins. J’aime la maxime “ça ne coûte rien de demander”, une façon de pensée qui est très répandue chez les enfants.

De plus, les enfants ne s’arrêtent pas à l’argent, au temps ou aux difficultés qui pourraient entraver leurs idées, ils y croient, tout simplement. Le plus beau, c’est que lorsqu’ils font face à un mur, ils imaginent une foule de solutions possibles et impossibles pour parvenir à le contourner! Pourquoi ne pas s’inspirer d’eux?

La prochaine fois que vous aurez une idée qui vous séduit, avant de vous dire; ça ne marchera pas, les autres n’embarqueront pas, ou quoi que ce soit du genre, demandez-vous, qu’est-ce qu’un enfant ferait? Encore mieux, si vous avez des enfants dans votre entourage, pourquoi ne pas leur demander? Le simple fait de devoir vulgariser votre situation et votre idée pour les leur expliquer sera déjà un bon exercice. Prenez le temps de répondre aux questions qu’ils vous poseront, et pensez à leur en poser en retour. Prenez le temps d’analyser cet échange avec un pas de recul, pour transformer les éléments improbables en éléments plus accessibles.

Et si vous n’avez pas d’enfants dans votre entourage, pourquoi ne pas aller en rencontrer un, entrepreneur par-dessus le marché, lors de la Grande journée des petits entrepreneurs? Qui sait, peut-être que votre jeune stratège vous donnera une idée fabuleuse que vous n’auriez pas osé envisager! (Soyons optimistes 😉 )

La créativité

Les entreprises qui révolutionnent le marché sont celles qui répondent de façon totalement nouvelle et différente à la demande, ou encore mieux, qui répondent à un besoin qui n’était pas encore exprimé. Qu’ont en commun toutes ces entreprises? Elles font preuve de beaucoup de créativité, comme les enfants!

Plusieurs excellents articles existent sur la créativité, l’innovation et la façon dont le cerveau fonctionne pour générer des idées nouvelles. (D’ailleurs, celui-ci, de Neil Patel, est extraordinaire!) Pour nous adultes, il s’agit parfois d’un casse-tête quand vient le temps de générer ces idées nouvelles, de réfléchir en mode “outside the box”. Ce n’est pas naturel, ou plutôt, ce n’est plus naturel.

Pourquoi? Parce que depuis que nous sommes jeunes, on nous a appris que “ça ne fonctionne pas comme ça”, “ça ne se peut pas”, “ce n’est pas la bonne façon de s’y prendre” et qu’on doit “suivre les règles”. L’école, la famille et la société nous enseignent des façons de penser et de fonctionner qui ont peut-être fait leur preuves (et encore…), mais qui ne sont pas les seules au monde, ne l’oublions pas!

Dans le cours Savoir entreprendre: la passion de créer et d’agir que j’ai suivi à l’université, nous avons appris théoriquement les bases de la création d’idées, puis nous les avons mises en pratique. Nous avons, durant un peu plus d’une heure et en groupes, cherché des solutions pour permettre au Club des petits déjeuners d’attirer plus de bénévoles. Un défi de taille, avouons-le! La règle d’or était de nommer tout ce qui nous venait en tête, sans nous arrêter à si cela était possible ou non, et de ne pas critiquer les idées des autres. Nous avons écrit nos idées sur d’énormes cartons et tracé des liens entre les éléments lorsque nous en voyions, aussi farfelus soient-ils.

J’ai alors appris que si vous souhaitez réellement être créatif, vous devez faire l’exercice, de façon consciente, de mettre de côté tous vos paradigmes, comme un enfant qui ne les a pas encore appris. Vous pourrez alors générer des idées réellement différentes, parfois mauvaises, parfois complètement saugrenues, mais parfois excellentes également!

J’avais été étonnée de voir la quantité d’idées que mon équipe et moi avions réussi à trouver dans un délai somme toute restreint. Nous n’avons tellement pas eu de filtre que les mots “moustache”, “panda”, “canari” et “Hitler” sont sortis durant nos échanges! Nous avons eu bien des éclats de rire, mais surtout, nous avons trouvé une (et même beaucoup plus, mais il fallait choisir) idée originale et faisable à proposer au Club.

Et vous, comment mettez-vous à profit votre coeur d’enfant?

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