Portraits, Transfert d'entreprise

Un bel exemple de relève dans une entreprise familiale

Le 12 mai dernier, c’était le lancement du premier déjeuner-causerie à l’Espace Niviti. Notre invité pour l’occasion était Philippe Vennes de l’entreprise FLB solutions alimentaires de Beauport.

Son parcours m’a fascinée. Malgré son jeune âge (26 ans ), il a compris très rapidement que pour avancer en affaires, il ne faut pas attendre après les autres. Et encore moins attendre de tout savoir. C’est ce qui l’a poussé à vivre de ses propres expériences et, par après, prendre la relève de l’entreprise en acquérant les parts de son grand-père.

Un peu d’histoire

C’est vers l’âge de 10 ans, pendant les vacances d’été, que Philippe Vennes décide, de son plein gré, de commencer à travailler dans l’entreprise familiale. Et ce, même si la plupart des enfants de son âge s’amusaient dans son entourage.

Puis, après quelques années, il réalise que la voie qu’il avait empruntée était trop facile pour lui. Il ressent le besoin de se prouver qu’il est capable d’accomplir autre chose et de se surpasser. Il quitte donc l’entreprise familiale pour vivre de nouvelles aventures qui lui permettront  de progresser autrement.

C’est à l’université Bishop’s en 2011 qu’il fut gradué avec distinction avec un BAC en finance et en économie. Ses nombreux succès lui ont permis d’être sélectionné pour le programme d’entreprenariat « The Next 36 » à Toronto. Le programme consistait à démarrer sa propre entreprise dans le domaine des technologies mobiles et d’avoir accès à d’influents hommes d’affaires dans le but de développer des qualités entrepreneuriales. Lors de ce programme, Philippe a donc eu la chance de côtoyer des personnalités influentes telles que messieurs Paul Desmarais Sr. et Galen Weston Sr. Des rencontres qui l’ont marqué et qu’il n’oubliera jamais.

Après avoir vécu plusieurs expériences enrichissantes, Philippe Vennes comprend qu’il n’est pas fait pour travailler pour quelqu’un d’autre et qu’il est plutôt entrepreneur dans l’âme. Il prend donc la décision, vers la fin de 2011, de retourner rejoindre l’entreprise familiale. Deux ans plus tard, il acquiert les parts de son grand-père. Il obtient un poste de directeur de développement des affaires et se retrouve partenaire avec son père et son oncle.

Quelques jours lui ont suffi ensuite pour réfléchir à ce qu’il allait faire avec l’entreprise. Il avait des idées en tête à mettre en place.  Et depuis de nombreuses actions ont été posées. Il a, entre autres, changé l’identité et modernisé l’image de l’entreprise. Avec sa nouvelle vision, il a aussi apporté progressivement des changements dans la gestion des ventes, au niveau du personnel et dans le fonctionnement des opérations.

À la question à savoir s’il était difficile de faire un équilibre famille et affaires, il m’a répondu sans attendre un non. Il dit même que  son père est aussi accro que lui à la «business». Et puisqu’ils ne se croisent pas si souvent que cela durant la journée, les soupers sont donc le moment idéal pour eux de parler affaires.

Quant à savoir comment les employés ont réagi à son arrivée, il a répondu que ce fût un peu difficile dans les débuts, mais que l’adaptation a été rapide. Son approche de travailler en collaboration avec tout le monde a été un facteur clé apprécié des employés. D’ailleurs, plusieurs avaient déjà eu l’occasion de le côtoyer plus jeune lorsqu’il rôdait dans l’entreprise qui a fêté ses 30 ans en 2014.

Ses défis pour les prochaines années

Philippe a d’abord comme objectif de préserver la pérennité de l’entreprise familiale en continuant de la faire croître. Et puisque FLB Solutions Alimentaires est  la seule et dernière compagnie complètement indépendante et locale dans la distribution alimentaire dans la grande région de Québec, il souhaite faire en sorte qu’elle grandisse bien dans une industrie de plus en plus compétitive.

Ses connaissances du monde des affaires sont , selon moi, un grand atout. Je n’ai aucun doute qu’il saura mener l’entreprise à un autre niveau.

Son mot de la fin ? Un conseil de Reza Satchu, fondateur du Next 36 :

« Ce n’est pas parce qu’une grande entreprise ne le fait pas que vous ne pouvez pas le faire »